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à quoi ressemble une journée type d'assistante maternelle
Il n'existe pas une journée type, mais une ossature que la plupart des assistantes maternelles reconnaîtront. La voici, avec ce qui compte à chaque moment — et ce qui se déplace quand on accueille un bébé et un grand en même temps.
L'équipe P'tit Planning 7 min de lecture
une ossature, pas un horaire
Deux assistantes maternelles n'ont jamais la même journée : les contrats, les âges, la maison, le quartier changent tout. Mais l'ossature, elle, se ressemble beaucoup — parce qu'elle suit les besoins des enfants, pas nos envies d'organisation. Les repas et les siestes sont les points fixes ; tout le reste se glisse entre eux.
C'est pour ça qu'on ne trouvera pas d'horaires dans cet article. Ce qui compte, c'est l'ordre des moments et ce que chacun demande de vous.
l'accueil du matin
Les enfants arrivent en décalé, souvent encore endormis ou au contraire pleins d'énergie, et toujours avec un parent pressé. C'est le moment le plus délicat de la journée, et le moins propice à une activité.
- Laissez le jeu libre s'installer. Un enfant qui arrive a besoin de retrouver ses repères avant qu'on lui propose quoi que ce soit.
- Écoutez les transmissions. Une nuit courte, une dent qui pousse, un changement à la maison : trois mots du parent expliquent parfois toute la journée qui suit.
- Ne promettez pas trop. Le matin, on annonce facilement le programme du jour ; mieux vaut le tenir souple.
le milieu de matinée : le meilleur créneau
Tout le monde est arrivé, personne n'a encore faim, la fatigue n'est pas là. C'est le moment de l'activité proposée — celle que vous aviez prévue.
Vingt à trente minutes suffisent largement, souvent moins avec les plus petits. Un enfant qui décroche au bout de dix minutes n'a pas raté l'activité : il en a pris ce dont il avait besoin. C'est aussi le créneau des sorties : le parc, le marché, la bibliothèque, le relais petite enfance.
Si vous ne savez jamais quoi proposer à ce moment-là, c'est le signe qu'il manque un planning — pas de l'inspiration. Nous avons détaillé comment le construire dans notre article sur le planning d'activités.
le repas
Un temps d'apprentissage autant qu'un temps de nourriture : tenir sa cuillère, goûter, attendre son tour, dire qu'on n'a plus faim. Rien à planifier ici, sinon d'y consacrer le temps qu'il demande.
Deux choses valent la peine d'être notées au fil de l'eau : ce qui a été mangé et comment, parce que c'est la première question des parents le soir ; et les nouveautés — un aliment goûté pour la première fois, une allergie signalée.
la sieste, et le temps qu'elle libère
C'est le moment où les âges se séparent vraiment. Les petits dorment longtemps, les grands moins, certains plus du tout.
- Avec le grand réveillé : c'est le créneau des activités calmes qui demandent votre attention — un livre à deux, un puzzle, un jeu de motricité fine, une pâte à modeler. Ce sont souvent les meilleurs moments de la journée, parce qu'ils sont individuels.
- Pour vous : c'est aussi le moment où l'on range, où l'on prépare la suite, où l'on écrit deux lignes pour les parents. Autant le savoir et le prévoir plutôt que de le subir.
l'après-midi
Réveils échelonnés, goûter, puis un second créneau d'activité — plus court et plus souple que celui du matin. C'est souvent le meilleur moment pour sortir : la lumière est là, les enfants sont reposés.
En fin d'après-midi, la fatigue revient et les parents approchent. On redescend : jeu libre, histoire, rangement avec les enfants. Ce n'est pas le moment de lancer une peinture.
les retrouvailles
Le départ est un moment court et chargé. L'enfant est partagé entre deux mondes, le parent veut tout savoir en trois minutes, et il reste souvent un autre enfant à surveiller.
C'est là que le carnet de liaison fait son travail : ce qui est écrit n'a pas besoin d'être raconté, et vous gardez la parole pour ce qui compte vraiment ce soir-là. Nous avons écrit un article sur ce qu'il est utile d'y mettre.
quand les âges ne vont pas ensemble
C'est la difficulté la plus fréquente : un bébé qui dort quand le grand a besoin de bouger, un grand qui court quand le bébé apprend à s'asseoir. Trois principes aident :
- Décaler plutôt que dédoubler. La même activité peut se vivre à deux niveaux — le grand transvase, le petit touche la matière.
- Utiliser les creux. La sieste du petit est le temps individuel du grand ; le réveil du grand est le temps calme du petit.
- Accepter les journées qui ne se déroulent pas. Une poussée dentaire ou un enfant malade fait sauter le programme, et ce n'est pas grave. Le planning est là pour reprendre le lendemain, pas pour culpabiliser.
garder une trace, sans y passer ses soirées
Ce qui rend le lendemain plus facile, c'est ce qu'on a noté aujourd'hui : ce qui a plu, ce qui n'a pas pris, l'humeur de chacun. Trois mots suffisent, à condition de les écrire sur le moment.
C'est exactement ce que P'tit Planning fait : le planning de la journée est sous les yeux, vous notez le ressenti de chaque enfant depuis le téléphone au fil des activités, et le mot pour les parents se compose tout seul. La version gratuite suffit pour organiser vos journées et les imprimer.